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Notre site d’essais en mer SEM-REV prêt à injecter ses premiers kWh sur le réseau français

Depuis une semaine notre équipe a travaillé 24h/24 avec celle de Mojo Maritime France sur notre site d'essais en mer SEM-REV au large du Croisic. Objectif : changer un boîtier de connexion identifié comme défectueux et interdisant jusqu’à aujourd’hui toute connexion électrique avec les dispositifs de récupération des énergies marines (houle ou vent).

le 28 juin 2018

L’éolienne flottante Floatgen, première éolienne offshore française, un des rares prototypes d’éolienne flottante installé aujourd’hui dans le monde, attendait cet instant avec impatience depuis le jour de son arrivée sur le site en mai dernier. L’opération, soigneusement menée par Mojo Maritime France est un succès total et aujourd’hui la connexion électrique de 8Mw est opérationnelle : le raccordement de l’éolienne et les premiers kilowattheures (kWh) sont attendus pour cet été.

Pour mémoire, il y a deux ans nos ingénieurs et chercheurs achevaient l’installation du hub de connexion sous-marine permettant le raccordement simultané de trois démonstrateurs sur le site SEM-REV. Les projets se bousculent pour effectuer des tests sur l’un des seuls sites d’expérimentation multi-technologies au monde. Le premier d’entre eux est l’emblématique éolienne flottante Floatgen, développée en consortium avec les entreprises Ideol et Bouygues Travaux Publics.

Les derniers tests de validation du raccordement ont cependant montré un défaut d’isolement sur l’une des phases du câble sous-marin de 25km de long. S’engage alors une course contre la montre pour ne pas hypothéquer l’avenir du site et de ses projets : la connexion doit être remise en état pour 2018.
Mais où se situe le défaut ? La réponse est loin d’être évidente quand on considère que ce câble export, divisé par une quinzaine de boîtiers de connexion, traverse la côte sauvage du Croisic dans un forage à plus de 20m de profondeur sous la roche et poursuit sa route de 23km vers le site offshore, ensouillé sous plus de deux mètres de sable et à parfois 40m de profondeur sous l’eau. Il aura fallu dix-huit mois de recherche intensive à Centrale Nantes pour le mettre en évidence, grâce à des technologies de pointe fondées sur l’échométrie électrique et l’acoustique, mises en œuvre par les équipes d’ENEDIS et d’EDF. La localisation s’affine progressivement pour finalement converger vers un boîtier de connexion défaillant, qui est heureusement simplement posé sur le fond, accessible et interchangeable.
La décision est rapidement prise de changer le boîtier et de restaurer l’intégrité de la connexion électrique en conservant la qualité des fibres optiques qui le traversent, le tout par 40m de profondeur. Centrale Nantes s’appuie pour cela sur les compétences de l’entreprise Mojo Maritime France et plus particulièrement la filiale nantaise de James Fisher Marine Services dont l’expérience en management de projet offshore n’est plus à démontrer. Un imposant navire de travaux offshore, l’Ariadne, est affrété pour l’occasion ; avec une météo favorable, cinq jours suffisent  pour mener à bien l’opération et permettre au site d’injecter ses premiers kilowattheures sur le réseau national.



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Publié le 28 juin 2018 Mis à jour le 6 juillet 2018